Mes saisons d’Artémis

J’ai mes saisons d’Artémis, comme j’ai mes saisons de Lilith. Parfois l’Une éclipse totalement l’Autre pour un petit moment, parfois plus longtemps.

J’ai passé ce début d’année dans les Ailes de Lilith, tournée vers l’archétype de l’Amante. J’aurais presque pu croire qu’Artémis m’avait quittée tellement Elle se faisait discrète, même lors de mes rituels de pleine lune.

Et pourtant… Maintenant il n’y a plus qu’Elle. Elle est partout. Dans l’appel de la forêt, dans le chant des grenouilles la nuit, dans les fleurs sauvages et dans les feuilles nouvelles d’un vert tellement tendre, d’une délicatesse tellement… parfaite!

Elle est partout… Dans mon désir de sentir le soleil sur ma peau et dans mon désir de vivre la fraîcheur de la nuit…

L’appel de la forêt, l’appel de la nuit… L’appel d’Artémis!

L’été je me sens comme une louve!

Et j’ai toujours cette envie de courir aux côtés de mon Artémis!

À la Déesse

Tout est né d’Elle
Et participe d’Elle
Être Sa Prêtresse c’est
La reconnaître en tout ce qui vit
En tout ce qui est
Être Sa Prêtresse c’est
Se faire offrande
À travers le Corps-Temple
À travers l’Esprit-Portail
Être Sa Prêtresse c’est
L’honorer Elle
Aux innombrables noms
Aux innombrables visages
Aux innombrables formes
Être Sa Prêtresse c’est
Recevoir Ses Enseignements dans l’humilité
Se transformer, se parfaire dans la persévérance
C’est aussi
La célébrer avec amour, avec passion
Partager Sa Voie avec sagesse et respect
Être Sa Prêtresse c’est
Être l’offrande
Consciente de participer d’Elle

Par Ardat-Lili 13/09/2011

Hymne orphique à Prothyraia

Parfum de Prothyraia : le Styrax

“Entends-moi, ô vénérable Déesse, Daimôn aux mille noms, qui viens en aide aux douleurs de l’enfantement, qui te plais aux unions nuptiales, protectrice des femmes, qui aimes les enfants, douce et agréable, qui veilles aux accouchements, Prothyraia! toujours présente aux hommes, gardienne des portes, amie des nourrissons, qui habites les demeures de tous et te réjouis des festins. Invisible, tu dénoues les ceintures de celles qui accouchent, tu viens en aide aux douleurs de l’enfantement et tu es joyeuse de la fécondité. Eileithyia! qui facilites le travail douloureux, c’est toi seule, ô repos de l’âme, qu’invoquent celles qui accouchent, quand leurs souffrances sont intolérables. Artémis Eileithyia, vénérable Prothyraia, entends-moi, Bienheureuse! Donne-moi des enfants et conserve-les, puisque tu es la conservatrice de tous.”

Artémis et Ordre de Dea

Ici, j’écris rarement de manière personnelle, mais aujourd’hui j’en ai vraiment envie. Il faut dire que ce mois-ci, je célébrerai mes deux ans en tant que prêtresse d’Artémis.

J’ai envie de souligner mes deux ans, dédiée et dévouée à Artémis, en prononçant de nouveaux voeux lors d’un rituel. J’ai envie de Lui faire de belles offrandes et d’écrire de nouvelles prières pour Elle, pour cette occasion.

Et en avril… En avril, je fêterai mes deux ans en tant que prêtresse de l’Ordre de Dea. Cette communauté, cette sororité, si chère à mon coeur.

J’ai juste envie d’exprimer ma reconnaissance en la Vie, en la Déesse, d’avoir mis sur mon chemin celle qui fut et demeure à ce jour, ma mentor. D’avoir mis sur mon chemin des soeurs, myesis et prêtresses, partageant ce même amour que moi pour la Déesse et Ses Enseignements.

L’Ordre de Dea n’est pas qu’une école de prêtrise… à mes yeux, c’est bien au-delà d’une école… C’est une véritable sororité, bâtie avec amour. Elle n’est pas parfaite! Elle ne convient pas à toutes. Elle est même parfois décriée, bafouée. À l’image de notre Déesse.

Elle n’est pas parfaite, mais elle vibre de tout l’amour de ses membres, notre belle communauté. Nous nous supportons les unes, les autres. J’ai reçu de grosses vagues d’amour et d’énergie de la part de mes soeurs, lors du décès de mon père, juste avant ma consécration à Artémis, et lors d’une maladie qui m’a beaucoup angoissée. Jamais je ne me suis sentie seule lorsque je suis allée vers mes soeurs.

Deux années en tant que prêtresse et mentor au sein de l’OD. Et… J’en suis fière!

Déesse de la Lumière

“Comme tous les dieux de la lumière, Artémis se plait sur les sommets élevés, sur le Taygète, sur l’Olympe de Mysie, sur le sommet d’un mont près d’Épidaure où un temple lui est dédié… Toutes les montagnes font partie de son domaine.
On la représente souvent avec un flambeau à la main… sur les monnaies d’Amphipolis (en Macédoine) on voit d’un côté le buste d’Artémis avec une couronne sur la tête et deux cornes aux épaules qui représentent probablement le croissant lunaire; sur le revers, Artémis debout, coiffée du polos et ayant aussi des cornes aux épaules, tient dans ses mains deux flambeaux, l’un droit et l’autre renversé vers la terre. N’est-ce pas là la divinité qui, tour à tour, apporte la lumière et l’éteint?”

(La nature des dieux par Charles Ploix)

Artémis Brauronia

Artémis avait un temple à Brauron (aujourd’hui Vravrona), en Attique, où étaient célébrés des Mystères en son honneur. Artémis Brauronia était vénérée comme l’Ancienne Déesse Mère, Maîtresse des animaux, de la nature, de la fécondité, de la vie comme de la mort. Des jeunes filles, appelées alors “Arktoi”, c’est-à-dire “Ourses”, venaient vivre dans le temple d’Artémis des rites d’initiation. Elles étaient vouées au culte d’Artémis, parfois dès l’âge de cinq ans. Elles restaient au service de la Déesse jusqu’au mariage. Les Brauronia étaient célébrés tous les cinq ans, au printemps, par des fêtes aussi importantes que celles d’Éleusis ou des Panathénées. Il y étaient pratiquées, entre autres, des chasses et des danses sacrées (la danse des ourses).
Sources:
Wikipédia
www.grece-bleue.net
www.larousse.fr

“Les rites d’initiation des filles sont très particuliers au monde grec. Depuis l’époque homérique, le terme rakos désigne un tissu en lambeaux. Ce tissu, offert à Artémis, suppose que cette offrande a un autre sens. Les filles qui ont leurs premières menstrues offrent de tels “chiffons” à Artémis ce qui donnent à penser qu’ils seraient en fait des serviettes périodiques, témoignages des premières règles. Les offrandes aux dieux au moment du passage d’une classe d’âge à l’autre sont fréquents. Parmi les plus curieux, ceux du sanctuaire d’Artémis Brauronia sur le littoral oriental de l’Attique: sous cette épithète, Artémis est la protectrice des activités agraires. Elle supplante ici Déméter. L’iconographie en témoigne largement par toutes les associations de la déesse avec des animaux domestiques: chèvres, chevreaux, taureaux, chevaux…de même que l’archéologie a mis à jour de très nombreux outils agricoles votifs dédiés à la déesse du sanctuaire de Brauron en Attique.”(Cultures méditerranéennes anciennes… par C.Pérez)

“L’ours, dans ce cadre mythico-rituel, apparaît en tant qu’animal favori d’Artémis Brauronia, déesse de la fécondité des animaux et des humains, celle qui donne la vie mais aussi, en tant que grande chasseresse, la mort, apparaît à ses côtés dans le culte qui lui est dédié.”
(L’ours et le loup par S. Bobbé)

L’Artemision

« Les belliqueuses Amazones t’élevèrent, jadis une statue, sur le rivage d’Éphèse, au pied du tronc d’un hêtre ; Hippô accomplit les rites et les Amazones, reine Oupis, autour de ton image dansèrent d’abord la danse armée, la danse des boucliers, puis développèrent en cercle leur ample chœur ; [...] Autour de cette statue, plus tard, on construisit un vaste sanctuaire ; la lumière du jour jamais n’en éclaira de plus digne des dieux ni de plus opulent […] »
(Callimaque, Hymnes III à Artémis v. 237-250)

L’Artemision, le temple d’Artémis à Éphèse, était, dans l’Antiquité, un des plus importants lieux de culte à Artémis. Il est bâti vers 560 av. J-C. sur un site sacré et devient l’une des Sept Merveilles du Monde de part ses dimensions colossales et ses décorations somptueuses. Incendié en 356 av. J-C., il est rebâti au milieu du IVe siècle av. J-C. Par la suite, le temple sera pilé et plus tard, en 401, brûlé par les Chrétiens. On peut aujourd’hui visiter les ruines du temple d’Éphèse dans la ville de Selçuk en Turquie.

Source:
Wikipédia

Sororité

Texte original par Haraphi, traduction/adaptation par Melitta Lykaea

Je suis une enfant de la nature,
Née des rayons lunaires,
Imprévisible comme la colère de Gaia,
Indomptable comme le noble vent,
Fière comme les tempêtes sur la rivière.
Mon sang est le feu du soleil
Et mon âme est dévouée à ma Déesse lunaire.
Et comme ma Divinité gardienne Artémis
Je me voile de mystère et de légende
Comme chacune d’entre vous, chères sœurs.
La forêt est ma demeure,
Les animaux mes frères
Et je suis la loyale suivante d’Artémis
Qui a donné naissance à notre nation.
Sœurs amazones,
N’oublions pas notre passé glorieux,
Nos batailles, notre religion et nos chemins de vie.
Nous avons la mission, chères sœurs,
De mettre fin aux âges noirs de notre nation,
De reconquérir nos territoires
Et d’édifier une nouvelle ère glorieuse.
Nous avons été condamnées à être oubliées,
Cachées sous la légende et le mythe,
Mais nous existons.
Nous sommes une nation, nous devons en être une
Et faire que la Nation Amazone vive encore.
À ma mort,
Je rejoindrai les reines du passé
Pour notre dernier règne glorieux
Jusqu’au dernier rayon de notre Déesse lunaire.

Les 66 adorations d’Artémis

Pour faire suite à mes “55 adorations d’Apollon” que vous pouvez lire ici http://apollonlykos.wordpress.com/ et inspirée par un hommage à Dionysos traduit par mon amie Nysa (c’est ici http://nosdieux.wordpress.com/2012/01/10/272/ ), j’ai eu envie de rendre un hommage semblable à ma Déesse patronne en écrivant pour Elle des adorations inspirées de ses nombreuses épithètes et fonctions.

Voici donc les “66 adorations d’Artémis” :

Je t’adore Ô Toi Dame des animaux
Je t’adore Ô Toi à la pluie de flèches
Je t’adore Ô Toi à la quenouille d’or
Je t’adore Ô Toi Chasseresse
Je t’adore Ô Toi Archère
Je t’adore Ô Toi Déesse des Amazones
Je t’adore Ô Toi de la nature sauvage
Je t’adore Ô Toi Pourfendeuse de cerfs
Je t’adore Ô Toi au trône doré
Je t’adore Ô Toi à la belle ceinture
Je t’adore Ô Toi Dame des clameurs
Je t’adore Ô Toi à la forte voix
Je t’adore Ô Toi Déesse chaste
Je t’adore Ô Toi Vierge révérée
Je t’adore Ô Toi l’Indomptée
Je t’adore Ô Toi des lieux sauvages
Je t’adore Ô Toi qui aime l’aurore
Je t’adore Ô Toi habitante des forêts
Je t’adore Ô Toi Sœur de l’Archer Apollon
Je t’adore Ô Toi Fille de Zeus
Je t’adore Ô Toi dont les prêtresses sont les abeilles
Je t’adore Ô Toi qui se tient devant
Je t’adore Ô Toi la Gardienne
Je t’adore Ô Toi qui manie le javelot
Je t’adore Ô Toi dont l’arc est doré
Je t’adore Ô Toi Déesse Ourse
Je t’adore Ô Toi pour qui l’on fait l’ourse
Je t’adore Ô Toi la Protectrice de l’agora
Je t’adore Ô Toi à l’épée d’or
Je t’adore Ô Toi pour qui l’on danse
Je t’adore Ô Toi de l’île aux cailles
Je t’adore Ô Toi entourée de sa meute de chiens
Je t’adore Ô Toi Celle que l’on honore
Je t’adore Ô Toi Celle qui venge les offenses
Je t’adore Ô Toi Protectrice des naissances
Je t’adore Ô Toi l’Apaisante
Je t’adore Ô Toi Trouve-Cheval
Je t’adore Ô Toi Déesse de la Lune
Je t’adore Ô Toi Porteuse de Lumière
Je t’adore Ô Toi la Salvatrice
Je t’adore Ô Toi qui se réjouis de tes flèches
Je t’adore Ô Toi qui frappe de loin
Je t’adore Ô Toi Déesse des loups
Je t’adore Ô Toi la Persuasive
Je t’adore Ô Toi du Portail
Je t’adore Ô Toi Prêtresse
Je t’adore Ô Toi la très belle
Je t’adore Ô Toi Reine
Je t’adore Ô Toi à la grande renommée
Je t’adore Ô Toi du premier trône
Je t’adore Ô Toi Déesse ancestrale
Je t’adore Ô Toi Meneuse de la danse
Je t’adore Ô Toi des hymnes
Je t’adore Ô Toi Nourrice des petits animaux
Je t’adore Ô Toi Nourrice des petits enfants
Je t’adore Ô Toi Amie des jeunes filles
Je t’adore Ô Toi Déesse des femmes
Je t’adore Ô Toi des marécages
Je t’adore Ô Toi des verts pâturages
Je t’adore Ô Toi des rivières
Je t’adore Ô Toi du cèdre, du chêne et du noyer
Je t’adore Ô Toi qui donne la mort subite
Je t’adore Ô Toi qui soulage les femmes en couches
Je t’adore Ô Toi à qui l’on offre notre premier sang de lune
Je t’adore Ô Toi Artémis
Je t’adore Ô Toi ma Déesse

Les Melissae, abeilles de la Grande Mère

“Les anciens Grecs associaient les abeilles à la Déesse Déméter qui était parfois appelée “la pure Mère Abeille”. Comme emblème de Déméter, Cybèle et Artémis, l’abeille était lunaire et virginale. L’abeille était aussi un attribut d’Artémis d’Éphèse qui était une représentation de la Déesse Mère. La Grande Déesse était aussi connue comme la Reine des abeilles et ses prêtresses étaient les Melissae, les Abeilles.”

Encyclopedia of Wicca and Witchcraft, Raven Grimassi (traduction personnelle)